Travaillisme

Cette théorie très récente veut que l’humain soit fait pour travailler en permanence et qu’un moment d’oisiveté est un sacrilège contre l’espèce humaine et donc contre Dieu.

Elle prend naissance aux états-unis où les colons sont connus pour être des travailleurs infatigables et fiers de leur force comme de leur courte espérance de vie. Elle se répand lentement mais surement en Europe où les gouvernements sont toujours preneurs des religions qui rendront leur peuple plus productif et plus obéissant; Le concept de grève et de revendication étant en effet très mal vus chez les travaillistes. Sauf dans le cas où le patron se révélait être un fainéant qui travaille moins de 15h par jour. Travailler pour lui devient alors un déshonneur et l’évincer par tous les moyens un devoir.

La principale entrave à la promotion complète de ce système de pensée, en dehors de l’envie de sommeil et de distraction bien sûr, est la classe des nobles européens. Leur tradition leur interdit tout travail et entre en contradiction directe avec le travaillisme. Promouvoir une doctrine si contraire à la leur est impossible malgré les bénéfices potentiels. Les royalistes y sont donc opposés. Les révolutionnaires par contre la trouvent admirable, mais tentent d’y remplacer la figure du Dieu travailleur par celui de la république glorieuse nourrie par le travail acharné de ses enfants.

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