Westermann, le bourreau de la Vendée

François-Joseph Westermann est le plus redouté des généraux républicains engagés dans la guerre civile de Vendée. Sa spécialité est la cavalerie et il est passé maître dans les attaques surprises y compris de nuit. Il ne manque jamais une occasion de sortir son sable pour charger parmi ses hommes.

Son premier fait d’armes a été l’attaque des tuileries et le massacre des 950 gardes suisses du roi à coup de canons. Ceux-ci avaient en effet refusé de se rendre et de livrer le roi aux révolutionnaires. Ils furent écrasés par une armée de 17 000 hommes.

Révolutionnaire convaincu et psychopathe impitoyable, il avait toutes les qualités requises par la convention pour écraser la révolte des rebelles vendéens dans le sang et il y officie depuis presque un an. Impossible de savoir le nombre de victimes qu’il a sur la conscience mais elles se comptent en milliers et incluent pêle-mêle tous les âges et tous les sexes. On dit que sa soif de combat est si grande qu’il est incapable d’attendre les ordres de ses supérieurs quand il sent qu’il a une opportunité de charge réussie. Cette indiscipline a causé bien des échecs mais son courage et sa cruauté le rendent si apte à la tâche difficile qui est la sienne qu’il a pu garder son poste jusqu’à maintenant.

Difficile par contre d’imaginer qu’un tel homme soit toléré en temps de paix. Westermann le sait, mais il sait aussi que la paix n’est pas pour demain. La guerre de Vendée n’est qu’un hors d’œuvre pour lui. Il aiguise déjà son sabre pour les futures guerres d’Europe.

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